Immobilier en RDC : ce que la Covid-19 a changé

Immobilier en RDC : ce que la Covid-19 a changé

L’immobilier, comme tous les autres secteurs, a été bouleversé durant l’année 2020 à cause des retombées économiques du coronavirus. Mais malgré le confinement, chaque semaine, environ 6.000 utilisateurs ont continué à chercher un bien à louer ou à acheter  sur immofamilia.com. Ces recherches étaient possibles grâce à des plateformes  immobilières telles que ImmoFamilia qui détient à ce jour plus de 4000 annonces immobilières, mais aussi grâce aux publications des biens immobiliers d’autres agents et agences immobilières sur les réseaux sociaux.

Dans cette analyse, nous faisons le point sur les mutations majeures engendrées par la covid 19 sur le marché de l’immobilier.

La digitalisation intensive de l’immobilier

Depuis le mois de mars 2020, le président de la République Félix Tshisekedi a décrété l’état d’urgence. Cela a eu pour conséquence l’augmentation des moyens préventifs contre la covid-19 dans tous les lieux publics. Tous les bureaux ont vu leur effectif diminuer au strict minimum, certains ont été fermés. 

Pourtant cela n’a pas signé l’arrêt total de l’activité immobilière, loin de là ! S’il y a un secteur qui a pu démontrer que le contact physique n’est pas toujours indispensable, c’est bien celle-ci !

Des maisons consultées sur les sites internet, des propositions de biens immobiliers envoyées via whatsapp et email, des signatures de contrat à distance … plusieurs pratiques ont vu le jour ou du moins, se sont développées pour palier a cette carence en contact physique. 

La crise sanitaire aura donc eu, au moins,  l’avantage de précipiter la digitalisation de notre métier. Pourtant, certains clients potentiels restent encore  sceptiques à l’idée de consulter et d’acheter ou de louer un bien immobilier à distance.

Ce doute résulte plus des habitudes en vigueur des consommateurs plutôt que d’une menace réelle, surtout lorsqu’ on s’engage avec une agence immobilière reconnue.

Bien entendu, nous ne serons jamais assez prudents en matière de confiance surtout lorsqu’il s’agit d’investir dans un bien immobilier.

Mais certains éléments  qui ne trompent pas peuvent vous aider à déterminer le sérieux de l’agence avec laquelle vous vous engagez. Ces éléments  sont entre autres les bureaux physiques, le personnel ainsi que la documentation de l’agence (contrat qu’ils mettent à dispositions du client, modèle de compromis etc.)

Un marché immobilier en pause

Moins de visites donc moins de transactions. Certaines agences et agents ont réduit leurs activités et se disent prêts, pour la plupart, à relancer les dés en 2021. En attendant, elles continuent d’accompagner à distance les futurs acquéreurs, réalisent quelques visites virtuelles et comptent sur les notaires pour finaliser les rares transactions durant ce confinement.

Mais elles savent que l’objectif est désormais de limiter la casse pour espérer repartir sur de meilleures bases en 2021. En croisant les doigts pour que la solvabilité des acheteurs ne soit pas trop impactée. Enchaînant records sur records, le volume des ventes risque de sévèrement chuter cette année. 

La «guerre» entre bailleurs et locataires

C’est une réalité que nous vivons tous les jours: Le torchon brûle entre bailleurs et locataires. Le locataire est obligé de payer le loyer et les charges selon les modalités prévues au contrat. 

Le contexte actuel n’a rien changé à cette obligation bien que des  difficultés de paiement ou d’impayé de loyer peuvent intervenir. Dans ce cas là, le locataire a tout intérêt à contacter son bailleur pour évoquer avec lui un report d’échéance ou un échelonnement de sa dette.

Les bailleurs étaient aussi tenus au strict respect de lois notamment concernant l’expulsion d’un locataire durant la période d’état d’urgence sanitaire même si ce dernier ne s’acquitte pas du paiement de son loyer.

Pour les locataires qui étaient déjà en voie de quitter un logement, les bailleurs ne peuvent en aucun cas réduire la durée du préavis à cause du Coronavirus, sauf s’il a été infecté et que cela, pour une raison ou une autre, l’oblige à quitter son logement actuel (certificat médical à l’appui). Dans ce cas, il peut invoquer le motif « état de santé justifiant un changement de domicile ».

Toutes ces mesures ont engendré une certaine «guerre» dans les chefs des  bailleurs mais aussi des locataires.

Des chantiers à l’arrêt

Autre conséquence du Covid-19 qui entrave le secteur immobilier : certains chantiers sont mis à l’arrêt. Pour d’autres, la situation est un peu moins délicate mais les constructeurs  déclarent qu’il ne pourront terminer les chantiers dans les délais impartis.

Cette situation est  particulièrement préoccupante. Le secteur du bâtiment s’embourbe peu à peu  dans cette crise sanitaire du coronavirus, ne sachant pas s’il doit reprendre son activité, ou, par précaution, préférer le retrait des ouvriers sur les chantiers avec l’incertitude qui plane sur un probable reconfinement. 

Toutefois, l’argument sanitaire n’est pas la seule raison venant justifier cette interruption. La désorganisation du secteur est également devenue un frein à l’avancement des chantiers notamment des difficultés d’approvisionnement chez les fournisseurs qui sont pour la plupart situés hors du pays.

Adaptation de Alvin Noel MATANDA

Le Figaro Immobilier / ImmoFamilia Magazine 

 

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